Le site web, c’est trop démodé !

Les gens se font de fausses idées. Ils pensent qu’en publiant sur une plateforme, du fait de la présence des autres, ils seront vite vus. Audience, communauté, et go ! Ouais, sur le papier. Et c’était vrai au début des plateformes dites sociales.

Sauf que ça ne l’est plus. Mais on continue à y aller, parce que tout le monde y est. Effet de masse. Si je n’y suis pas, je n’existe pas. Ton entourage pro y publie, ton concurrent y publie, ton ancien camarade de promo y publie. Alors tu y vas aussi. Pas parce que c’est utile, mais parce que ça ferait bizarre de ne pas y être.

Et puis il y a l’effet de mode. LinkedIn était la place forte, il y a deux ans c’était Twitter, aujourd’hui c’est Substack et Threads, demain ce sera autre chose. Chaque plateforme arrive avec sa promesse de renouveau, sa fausse impression de page blanche, son cette fois ce sera différent. Et tout le monde migre. Et tout le monde recommence.

Désormais, chaque plateforme a son algo, son public, ses codes, ses règles, ses usages, sa façon d’écrire, d’être. La liberté n’y est qu’un vague mirage. On peut y faire son trou, bien sûr. Mais plus aussi facilement. Et la visibilité, c’est un travail de fond.

L’avantage de la plateforme ? Tu ouvres un compte et tu publies. Point.

En face, il existe encore la première des plateformes sociales : le blog ou site perso. Ça sonne vieux, pas vrai ? Un vieux machin. Pas moderne. Et puis monter un site, c’est long, technique. Et puis y’a Google, le SEO. Tout ça, ça fait peur.

Y’a personne pour te liker, pour commenter. Sur les plateformes elles-mêmes, les commentaires se font rares. Les gens deviennent des poulpes. Ça scroll, ça like un peu, et… basta. Et ne t’aventures pas à contredire un auteur, tu vas prendre la foudre. Ou tu es d’accord, et tu applaudis, ou tu la fermes.

Alors, pourquoi créer son site perso ?

Sur ton blog, tu es chez toi

Ma mise en page, mes couleurs, mon architecture, mes règles. Mes contenus sont là, le lecteur sait où me trouver, sans effort. Je construis mon écosystème, ma maison. Personne ne m’impose sa modération fluctuante, ses changements d’algo tous les six mois.

Quand tu publies sur LinkedIn, tu habites chez Microsoft. Sur Substack, tu habites chez Substack. Sur Medium, chez Medium. C’est un appartement loué, avec un propriétaire qui peut changer le bail demain matin. Le blog, c’est de la propriété. Et la nuance n’est pas philosophique, elle est très concrète.

D’ailleurs, regarde les gens autour de toi. Ils migrent. De Twitter vers Threads, de Medium vers Substack, de Substack vers Beehiiv, avec à chaque fois l’enthousiasme de la nouveauté. Et à chaque fois, la même question : est-ce que ma communauté va me suivre ? Spoiler : pas vraiment. Une partie reste, une autre disparaît, et tu repars de zéro à reconstruire ce que tu avais déjà construit ailleurs.

Ton blog, lui, ne déménage pas. Il reste à la même adresse, indexé par Google, retrouvable par tes lecteurs. Tu peux changer le décor quand tu veux — refondre le design, changer la nav, déplacer les rubriques. Le contenant bouge, le contenu reste, l’adresse ne change pas. C’est exactement l’inverse des plateformes : sur elles, l’adresse est fixe mais ton contenu peut disparaître du jour au lendemain.

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Google capte le besoin, les RS captent l’humeur

Les RS captent l’humeur de la seconde. Google capte le besoin qui dure. Quelqu’un qui cherche comment écrire une balise title a le même besoin aujourd’hui qu’il y a deux ans. Quelqu’un qui scrolle LinkedIn ne cherche rien de précis — il tue dix minutes entre deux réunions.

Résultat : un lecteur qui arrive sur ton blog via Google a cherché quelque chose. Il est intentionnel. Le scroller LinkedIn est distrait, cinq onglets ouverts, l’attention en miettes. À audience égale, 100 lecteurs Google valent 1000 vues LinkedIn.

Ton contenu capitalise, le leur s’évapore

Sur les RS, tu paies un loyer en contenu quotidien. Tu arrêtes une semaine, tu disparais. Sur ton blog, chaque article continue de travailler pendant des années. Un article de 2023 qui me ramène 50 visites par mois aujourd’hui, c’est un employé que je ne paie plus. Personne sur LinkedIn ne peut dire ça d’un post de 2023.

J’ai deux sites. Chacun capte 300 personnes par jour. Trois minutes en moyenne sur chacun. Deux mois que je n’ai rien publié — pris par un gros projet (WatsonSEO). Et entre temps, grosse mise à jour Google. Résultat ? Tout va bien. Sur l’un des deux, j’ai même gagné du trafic et quelques clients.

Ce n’est pas un coup de chance. C’est un socle. Trois ans pour le premier site, un an pour le second. Plusieurs publications par semaine depuis 2023. Je note les sujets qui me passent en tête, je laisse maturer, je ne garde que ce qui me semble pertinent. Et dernière question avant d’écrire : est-ce que j’ai envie d’écrire sur ce sujet ?

Cette question-là, tu ne te la poses pas sur les plateformes. Tu y écris ce qui marche. Sur ton blog, tu écris ce que tu veux. Et c’est précisément pour ça que le contenu est meilleur — parce qu’il a un destinataire réel, pas un algo à séduire.

Demain, c’est l’IA qui te lira (ou pas)

Les LLM s’appuient sur Google, qui pioche dans les sites web. Si tu écris sur Substack, sur LinkedIn ou ailleurs, ChatGPT ne te citera jamais. Si tu écris sur ton blog, tu peux devenir une source pour les IA qui répondent à des millions de gens.

La visibilité de demain, c’est aussi être lu par les machines qui filtrent l’info. Les plateformes sont des impasses algorithmiques : ton contenu y meurt en 48h et ne nourrit aucune IA. Ton blog est un actif qui s’apprécie avec le temps.

Ce que les plateformes font mieux, soyons honnêtes

Elles donnent de la communauté, et elles facilitent la diffusion. Construire une communauté avec un blog seul, c’est dur. C’est pour ça que la newsletter est devenue le relais naturel : tu fidélises, tu assures la continuité.

Mais — et c’est le point — ta liste t’appartient. Exportable, hébergée où tu veux, transférable d’un outil à l’autre. La communauté Substack, elle, appartient à Substack tant que tu y es. Le jour où tu pars, tu emportes ta liste d’emails (ça, Substack le permet, à leur crédit), mais tu perds le réseau de recommandations interne, l’algo qui te poussait, les abonnés qui t’ont découvert via la plateforme et qui ne se réabonneront pas forcément.

Blog + newsletter = ton audience est à toi, point. Plateforme seule = tu loues une audience qu’on peut te reprendre demain.

Et puis c’est confortable

Pas de pression du reach, des likes, des repost. Tu publies, tu laisses le moteur faire son job, tu construis peu à peu ton audience et ton autorité. Tu n’es pas obligé de t’y coller chaque jour. Le blog te rend libre du dictat de la performance immédiate.

300 visiteurs par jour qui ont cherché quelque chose valent mieux que 3000 vues passives. Et ils seront encore là dans deux ans.