Découvrir le SEO

Trois lettres. Un acronyme devenu célèbre sur internet au début des années 2000. Search Engine Optimization. Optimisation pour les moteurs de recherche.

Le SEO repose sur trois piliers simples : technique, contenu et popularité.

La technique

C’est un site qui s’affiche très rapidement, et qui permet aux robots de Google d’avoir accès à l’ensemble de tes pages (le crawl), sans entraves : ils peuvent scanner le contenu et donc, l’indexer.

Le contenu

C’est l’ensemble de tes articles et pages, la façon dont ils sont classés, reliés les uns aux autres, pour créer un ensemble cohérent sur un ou plusieurs sujets donnés.

La popularité

C’est le nombre et la qualité des liens qui pointent vers ton site, mais aussi ce qui se dit de toi sur les réseaux sociaux comme Instagram, YouTube, et consorts.

Le SEO dans le temps

Cette discipline est née à peu près au moment où Google s’est installé comme le roi des moteurs de recherche sur internet. Avant lui, nous avions des millions d’annuaires thématiques. On se souviendra de DMOZ, qui a longtemps été une sorte de base à Google. Apparaître dans DMOZ, c’était s’assurer un minimum de Page Rank.

Page Rank ?

C’est la formule magique qui a permis à Google de tout rafler et de devenir le moteur le plus pertinent, pendant longtemps. La pertinence des résultats était importante. Elle le reste, mais avec le volume de sites existant, et les enjeux financiers, elle est devenue discutable.

Le Page Rank, ou PR pour les intimes, c’est une note que Google attribuait à chaque site. Et plus cette note était haute, plus le site pouvait prétendre à attirer du trafic de qualité.

Mais voilà, tout s’est gâté. Le grand jeu pour de nombreux SEO a été de manipuler cette note. En gros, de tricher, pour faire croire à Google que tel ou tel site méritait une meilleure note.

Mais comment se calcule le PR ? Nous n’avons pas la formule exacte de Google, et puis, elle a évolué au fil des années, Google y ajoutant de plus en plus de filtres divers et variés pour contrer les triches des SEO, rendant la tâche de plus en plus compliquée pour le simple éditeur de site.

En très gros et très résumé, il est question de la pertinence des contenus du site, mais aussi de sa popularité. Par popularité, on parle du nombre de liens qui pointent vers le site étudié, et de la qualité des sites qui pointent vers ton site.

Par exemple, si tu parles de recettes de cuisine, un lien depuis un gros site comme Marmiton aura plus d’impact sur ta note qu’un lien provenant d’un tout petit site sans aucune autorité. Dans les deux cas, c’est un lien, mais dans un cas, c’est un site dit d’autorité, dans l’autre, un inconnu.

Dans la vraie vie, si ta voisine parle de toi, c’est juste ta voisine. Si une célébrité parle de toi à la télé ou sur ses réseaux, tu vas vite comprendre la notion d’impact.

Et la pertinence ?

Avant, Google ne comprenait pas vraiment ce qu’il lisait. Ce n’est pas un cerveau humain. Il utilisait des algorithmes pour déchiffrer nos contenus. En cela, il cherchait des corpus, des groupes de mots dans la page pour « évaluer » la qualité d’un contenu.

Alors, il suffisait de lui servir ce corpus, et le tour était plus ou moins joué. Pour nous aider, des milliers d’outils furent mis en ligne pour que nous sachions quoi mettre et où le mettre dans la page pour avoir le plus d’impact possible, donc monter dans les classements.

Tout cela n’est que de la manipulation du moteur. Et à chaque mise à jour, tu voyais tes contenus dégringoler, et ton trafic chuter. J’en ai fait l’amère expérience. Parce qu’en se concentrant uniquement sur le contenu, on oublie l’autre pilier.

C’est quoi un backlink ? C’est le lien dont je t’ai parlé plus avant dans ce contenu. C’est un site qui fait un lien vers ton site. Mais attention ! Il faut que ce lien soit « bien placé » et pointe vers l’un de tes articles.

Cela veut dire que le lien doit être placé dans un article qui est connexe à ton article sur ton site. Le site A parle de fruits de saison. Le site B parle de cuisine avec des fruits et légumes de saison. Le site A fait un article sur les pommes disponibles en été. Le site B parle d’une tarte aux pommes en été. Les deux articles peuvent être liés, ils sont connexes, ils partagent des sujets complémentaires. C’est un bon lien.

Par le passé, nous faisions des liens de façon naturelle. Il était même courant de faire des échanges de liens. C’était une forme d’entraide entre éditeurs de sites. Mais voilà, des petits malins se sont dits qu’en faire un business serait bien rentable.

Et voilà comment est morte, peu à peu, cette entraide, pour devenir un véritable commerce. On n’échange plus de liens, on vend du lien. Tu as un site, tu t’inscris sur une plateforme, et tu achètes et vends du lien.

Il faut savoir que Google interdit l’achat de liens. Mais pour le moment, il laisse faire. Il a déjà frappé fort par le passé, en tuant une grosse société qui pratiquait la vente de liens. Comment ? En résumé, Google a détecté l’immense réseau et déclassé tous les sites du réseau en question. En une journée, plus de trafic, déclassement dans Google. Au revoir.

Les vendeurs ont donc modifié la façon de vendre. Et depuis, plus rien. Pour combien de temps ? On verra bien. Ce qui est certain, c’est que désormais, si tu veux un bon lien, ça peut te coûter plusieurs centaines d’euros.

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Et le SEO aujourd’hui ?

Avec l’IA, Google peut mieux « comprendre » nos contenus. Il est plus que tentant de demander à l’IA de rédiger nos contenus. Si tu veux te planter, fonce. J’ai testé, et franchement, c’est générique. C’est propre, tu peux même lui donner un style plus ou moins fin, mais ça ne suffit plus.

Google chasse d’ailleurs ce type de contenus et les déclasse rapidement. Ça peut faire le job sur des sites dits « satellite », des sites conçus uniquement pour créer des liens artificiels vers d’autres sites, dans un réseau complexe créé dans le but de faire « monter » ton site principal sur Google.

Mais sur ton site principal, c’est à éviter. Pourquoi ? Parce que sur un site comme le mien ou le tien, ce que recherche Google, c’est ce que l’IA ne peut pas encore apporter : l’expérience humaine.

E-E-A-T

C’est le fameux filtre E-E-A-T que Google ne cesse de perfectionner ces dernières années, et l’enjeu des mises à jour de type « Helpful Content », le contenu qui aide le lecteur dans ses recherches. Par aide, comprends : qui apporte une réponse via une expérience humaine.

L’enjeu pour le rédacteur n’est donc pas de publier plus, mais d’apporter son vécu dans ses contenus. Sans ce vécu, point de salut.

Une IA peut tout à fait expliquer un concept, elle peut le faire avec une tonalité, un style. Mais elle ne sait pas encore vraiment raconter comment la théorie trouve son prolongement dans la pratique. Ça, c’est ton expérience. Et c’est à toi de l’inclure.

Là où l’IA va être utile, c’est dans la correction, la validation de ton brouillon. Elle peut aussi t’aider dans la création et la gestion de ce que l’on appelle le maillage interne, mais ne le fais jamais en automatique : les résultats sont souvent désastreux, au mieux médiocres. Là aussi, j’ai testé, et ce fut l’horreur. C’est pour cela que sur WatsonSEO, tu ne peux pas automatiser. Il faut un œil humain pour valider le lien entre deux pages. L’IA n’est pas encore au niveau du cerveau humain.

Le SEO, c’est donc l’art d’optimiser ses contenus pour les positionner sur Google, et désormais, pour être cité par les IA. Si ton SEO est bon, tu as des chances de te voir cité par les IA.