La technique

Dans l’univers du SEO, nous avons donc les trois piliers :

  1. Technique
  2. Contenus
  3. Popularité

Nous allons ici nous pencher sur la dimension technique, et tu verras, ce n’est pas si compliqué que cela, du moins en théorie.

Être bien référencé

La chose est simple : plus ton site est rapide, mieux c’est. Plus il est lent, moins tu as de chance d’être bien classé.

En effet, un site doit s’afficher à l’écran à la vitesse de l’éclair. C’est aussi simple que cela, et c’est ainsi depuis quelques années. L’internaute n’est plus patient. C’est terminé l’ère où le lecteur patientait sagement pendant que ton site prenait le temps d’apparaître à l’écran.

Les technologies ont évolué, et fort logiquement, plus le web est devenu rapide, plus la patience s’est amenuisée. Donc, ordinateur ou mobile, ton site doit s’afficher instantanément à l’écran.

Pour que Google puisse indexer (et non classer) tes contenus, chaque article et chaque page doivent être accessibles aux moteurs d’indexation — le fameux Googlebot. Pour cela, il a besoin d’une carte, d’un GPS : on parle ici du sitemap.xml.

C’est un petit fichier qui présente l’ensemble de tes contenus à indexer. La plupart des plugins SEO en proposent un.

Sans cela, il sera difficile à un moteur de découvrir l’intégralité de tes contenus. Il est vivement recommandé de vérifier son existence sur ton site.

Deux autres éléments techniques accompagnent le sitemap et méritent d’être vérifiés :

  • Le fichier robots.txt, qui indique aux robots des moteurs de recherche quelles parties de ton site ils peuvent explorer ou non. Mal configuré, il peut bloquer par erreur l’accès à des pages que tu veux voir indexées.
  • Le HTTPS, c’est-à-dire un site sécurisé par un certificat SSL. C’est un critère de classement confirmé par Google depuis plusieurs années, et un site en simple HTTP inspire aujourd’hui la méfiance aux internautes comme aux moteurs.

L’apport du CMS

Les CMS sont à la fois un avantage et un inconvénient. Il existe des dizaines de technologies possibles pour créer un site web et l’afficher à l’écran. En fonction des objectifs donnés, on va se tourner vers l’une ou l’autre.

Dans le cas d’un site individuel, comme un blog, on ne va pas se casser la tête — sauf à être un fan de techno — et on va se tourner tout naturellement vers un CMS : Content Management System, système de gestion de contenus.

Le plus célèbre d’entre eux reste WordPress, qui propulse près de 43 % des sites web existants. Ça fait du monde.

Mais le CMS seul ne suffit pas : il faut une maison. En gros, le CMS, ce sont tes meubles ; le serveur, c’est ton appartement, là où tu habites.

Par le passé, il fallait souvent installer WordPress manuellement. Puis sont apparus des scripts qui permettent d’installer son WordPress très simplement, en quelques clics.

En gros, on réserve son nom de domaine chez un hébergeur, on choisit sa formule, on se connecte à son compte, on installe WordPress, et voilà : en quelques minutes, ton site est en ligne. C’est simple et rapide. Et surtout, tu es chez toi.

Le gros avantage d’un site web, c’est que tu ne risques pas de voir ton compte suspendu, comme cela arrive fréquemment sur les réseaux sociaux.

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Le piège du CMS

Si le CMS a permis de démocratiser les sites web et a soutenu leur essor, il a aussi un piège vicieux : le temps de chargement.

De base, quand il est encore tout beau tout neuf, WordPress ne pèse pas grand-chose. Mais ce n’est pas l’outil le plus rapide du marché. Et, sans tomber dans le discours technico-technique, il tourne souvent sur des serveurs qui ne sont pas non plus les plus puissants qui existent.

Mais ça ne s’arrête pas là. Un CMS vierge, ça ne fait pas grand-chose. Il va falloir un design ainsi qu’un certain nombre de fonctionnalités.

Et là, la facture peut vite monter. Par facture, j’entends le nombre d’extensions (plugins) que nous allons ajouter à notre WordPress pour faire croître notre activité, pour le rendre plus attrayant. Tout cela a un prix : le temps de chargement.

À l’œil nu, ça ne se voit pas trop, sauf cas extrême. Globalement, la sensation visuelle est que le site reste assez rapide. Mais ce n’est pas cette mesure imprécise qui fait foi.

Pour mesurer cela, nous avons besoin d’outils précis. Ce temps de chargement est devenu une mesure cruciale pour Google, à tel point que ce sont des données prises en compte par les moteurs pour décider du classement d’une page dans les résultats.

On parle aujourd’hui des Core Web Vitals : un ensemble d’indicateurs (vitesse d’affichage du contenu principal, réactivité aux interactions, stabilité visuelle pendant le chargement) que Google utilise directement comme signal de classement.

À contenu égal, une page peut se trouver derrière ses concurrentes parce qu’elle sera moins rapide à s’afficher.

Pour nous aider à mesurer plus finement ce temps de chargement, Google met à notre disposition son outil PageSpeed Insights. Tu lui donnes l’URL d’une page de ton site, et il te dit avec précision comment et en combien de temps elle se charge.

L’outil livre aussi des conseils. Malheureusement, ces conseils sont formulés dans un langage des plus techniques, souvent hors de portée de la compréhension de la majorité des utilisateurs.

Quand tu ne comprends pas, je te recommande de prendre les conseils donnés et de les soumettre à l’IA pour qu’elle t’explique cela sans jargon.

C’est ce que je fais régulièrement, et je vais plus loin en demandant à l’IA de me guider pour améliorer mes temps de chargement. C’est très utile.

Les plugins de cache

Un CMS est très gourmand en ressources. Il demande nativement beaucoup d’effort au serveur qui l’héberge. Pourquoi ? C’est la façon dont il est construit qui est à la fois un avantage et un inconvénient.

L’avantage du CMS

Pour faire simple, tu peux avoir plusieurs milliers d’articles sans avoir besoin d’héberger physiquement des milliers de pages. Tu n’en as qu’une : une seule page pour afficher des milliers d’articles.

En réalité, cette unique page est ce que l’on appelle un template. Ce template va se connecter à une base de données, dans laquelle se trouve ton article.

Et ce qui permet de faire le lien entre l’article que l’internaute souhaite lire et ce que le template va afficher, c’est l’URL. Dans cette adresse que tu tapes se trouvent les informations qui vont permettre au serveur de savoir quelle page est demandée par l’internaute, et donc ce qu’il doit aller chercher dans la base de données pour l’afficher. C’est ce que l’on appelle une requête.

L’inconvénient du CMS

Quand tu as une petite centaine de visiteurs par jour, ça ne pose pas de souci : une requête prend quelques millisecondes. On sollicite un peu le processeur et la mémoire, et voilà.

Là où cela devient un souci, c’est quand tu commences à avoir plusieurs centaines de visiteurs par jour, et que ton serveur (un gros ordinateur conçu pour héberger des sites web) n’est pas une machine de guerre — ce qui est souvent le cas pour les hébergements à bas coût. Là se créent des goulots d’étranglement : plusieurs personnes demandent une page ou une autre, et le serveur doit traiter beaucoup de demandes en même temps.

Imagine un serveur dans un restaurant. S’il n’y a pas trop de monde, il assure sans transpirer. Plus il y a de monde, plus il doit aller vite. Mais il arrive un moment où notre serveur se trouve confronté à ses limites. Pour les clients, c’est plus de temps d’attente.

Dans un restaurant, le patron va sans doute embaucher un extra. Sur un serveur informatique, on va installer des systèmes de cache.

Le cache

Il existe plusieurs types de cache. Le but n’est pas de faire un cours magistral, mais d’expliquer grossièrement le principe. Un cache va créer une copie d’une page en version HTML, le langage natif du web. Ce langage ne demande presque rien en termes de ressources au serveur.

En créant un cache avec tous les articles de ton site, on allège très sérieusement ce que l’on nomme la charge du serveur, c’est-à-dire la demande. On peut donc servir plus de monde, plus rapidement.

Actuellement, l’un des plus populaires et des plus utilisés reste WP-Rocket, né en France.

Seulement, le cache n’est pas une baguette magique. Quand tu as un thème très lourd, mal codé, des dizaines de plugins pour tout et n’importe quoi, et un hébergement low cost, le cache va certes soulager un peu, mais tu ne feras pas d’une trottinette une Formule 1. C’est une certitude.

En résumé

  • Un hébergement de qualité comme O2Switch ou Monarobase.net
  • Un thème WordPress aussi léger que possible
  • Un usage limité des plugins
  • Un plugin SEO qui gère ton sitemap.xml (et vérifie ton robots.txt)
  • Un site en HTTPS
  • Des Core Web Vitals surveillés régulièrement
  • Des temps de chargement vérifiés régulièrement via PageSpeed Insights (ou GTmetrix)